Chacun sa dépendance-.-
Viens, viens avec moi. Je prends mon auto, mes clés, mon sac et on part. On part loin, tellement loin. Je prends la petite carte grise et verte et vide mon compte en banque. Quittons, conduisons toute la nuit, relayons-nous s'il le faut. On va aller à l'aéroport, on va fermer les yeux et pointer du doigt au hasard sur une destination. Viens, viens on s'en va. Loin des choix, loin de la vie qui nous étouffe, loin des regards quotidiens de l'entourage trop lourd de sens. Loin de l'Amérique du Nord, de ce continent de merde qui ne pense qu'à son porte-feuille, au pétrole et aux autres conneries de la vie qui ne font que pourrir celle des autres. Je veux vivre la seconde, me réveiller dans un appartement au Japon, dans une villa de Grèce ou dans une maison en terre battue d'Inde. Je veux tout voir, de l'Himalaya à l'Île de Pâques, du Gange aux montagnes péruviennes, des savanes africaines aux gratte-ciels de Dubaï. J'ai envie de plonger dans l'eau de la Nouvelle-Calédonie, de m'évader dans un désert d'Australie. Le monde est beau.
